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Lionel TARDY - Le candidat de la MAJORITE PRESIDENTIELLE |
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Bilan et perspectives d’évolution L’agriculture française est un atout stratégique pour la France : § un français sur quatre habite en milieu rural § l’agriculture occupe 59% du territoire national, la forêt 28% § 893 000 actifs dans l’agriculture, 430 000 actifs dans l’agroalimentaire § 590 000 exploitations agricoles
La France est la première puissance agricole européenne (20% de la production de l’UE), devant l’Italie et l’Allemagne avec une production globale de 64 milliards d’euros en 2004.
Les exportations agroalimentaires en 2005 représentent 38,5 milliards d’euros dont 74% à destination de l’Union Européenne (UE)..
La France est le 1er exportateur de l’UE et le second mondial derrière les Etats-Unis, permettant un excédent commercial de 7,2 milliards d’euros.
La filière agricole et alimentaire, c’est plus que l’automobile, c’est un actif sur cinq, c’est le neuvième de nos exportations, c’est l’indépendance alimentaire.
L’agriculture en Haute-Savoie :
L’agriculture en Haute-Savoie est largement tournée sur l’élevage laitier et la fabrication fromagère. Avec 7 fromages AOC ou IGP, les Savoie, ont le plus important plateau de fromages de qualité.
Actuellement, plus de 90% du lait produit est destiné à la fabrication de ces fromages, une proportion qui va augmenter avec la mise en place de l’AOC Gruyère et l’IGP Raclette.
Le reblochon est sans aucun doute le produit phare, puisque la moitié du lait transformé est destiné à ce fromage AOC.
3000 personnes vivent directement du reblochon et 1500 personnes indirectement.
Cette agriculture vivante répond pleinement aux attentes des consommateurs qui ne sont pas assez informés : l’engagement dans des productions de qualité, l’entretien des paysages, le maintien de la biodiversité, l’accueil à la ferme…
L’agriculture du pays de Thônes :
Le canton de Thônes est aujourd’hui la première force agricole du département, largement tournée sur la fabrication du reblochon fermier. La bonne valorisation du produit, jusqu’à ces dernières années, a permis : § le maintien d’un nombre important d’exploitations de taille humaine (2 actifs, 41 vaches), 200 recensées dont 160 qui fabriquent à la ferme, § le renouvellement indispensable des générations § des pratiques traditionnelles telles l’alpage, la préservation des races locales ou les foires…
Va-t’on vers une crise durable ?
Le reblochon fermier a permis aux exploitants du canton d’être moins dépendant des primes (20% des revenus de l’éleveur contre 50% au niveau national) et donc de vivre du fruit de leur travail.
Pourtant depuis 2003, la filière du reblochon fermier traverse une crise. Les quantités ont diminué de 10%, du fait notamment de sa mise en marché. Dans le même temps le rayon coupe à fromages des GMS (grande et moyenne surface) subit une baisse considérable de son chiffre d’affaire.
L’image du reblochon, trop associé aux sports d’hiver et à la tartiflette, créneau concurrencé par ailleurs par des industriels, entraine une saisonnalité de la consommation et accentue les difficultés.
Même si le prix du kilo de reblochon en euros courants a progressé sur les 10 dernières années de 5,99 € à 6,27 €, dans les faits, après correction de l’inflation, c’est une baisse de 0,48 €/kg sur 10 ans en euros constants.
L’agriculture des Bornes et du Laudon :
Cette partie de la Haute-Savoie est tournée vers la production laitière, destinée à la fabrication du reblochon laitier. Les exploitations sont légèrement plus importantes (2 actifs, 46 vaches).
Les difficultés du reblochon fermier et laitier sont communes. La possibilité qui est faîte de transformer du lait en tome des Bauges AOC pour les communes dans l’aire de production n’est pas exploitée aujourd’hui.
Propositions en faveur d’une agriculture forte :
Défendre l’agriculture, ses spécificités, au niveau national comme européen :
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