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Réorganiser l’Etat et diminuer la dépense publique

Pour réduire la dette de l’Etat, il faut d’abord que l’Etat, tout comme une entreprise en difficulté, se recentre sur ses métiers de base. Les métiers de base de l’Etat c’est quoi ? Ce sont ses fonctions régaliennes : la sécurité, la justice, la défense, l’éducation …

Aujourd’hui l’Etat veut s’occuper de tout et intervient partout. Il n’en a pas les moyens, mais dépense des sommes astronomiques … souvent en dépit du bons sens.

Résultat : une culture de l’assistanat ou tout le monde se tourne vers l’Etat au moindre problème.

Un Etat a qui l’on demande tout et n’importe quoi plutôt que de voir ce que nous pouvons faire chacun à notre échelle.

La première tâche d’un chef d’entreprise est de mettre en place une organisation administrative claire, rigoureuse avec des procédures simples, afin d’éviter les dépenses inutiles et les doublons : pourquoi l’Etat ne saurait-il pas faire de même.

Encore faut-il en avoir la volonté.

Il est grand temps de décloisonner l’administration, de centraliser les fichiers.

On baissera ainsi mathématiquement le nombre de fonctionnaires, tout en assurant un service identique.

Plus de 60000 fonctionnaires partent en retraite chaque année (papy boom).

Il y a là une opportunité unique d’engager un véritable redéploiement de la fonction publique.

Les fonctionnaires ne sont pas opposés à ces changements : ils sont les premiers à demander une modernisation de leurs conditions de travail, à se plaindre de la lourdeur des procédures.

Il faut également les motiver à se dépasser en mettant en place des évolutions de carrières,  non pas liées à l’ancienneté, mais aux résultats et au mérite, comme dans les PME.

La fonction publique est composée aujourd’hui de 900 corps différents : une profusion source de rigidité et de doublons.

En 2006, 234 des 900 corps de la fonction publique ont fusionnés, contre 5 en 2005. Les choses vont dans le bon sens, mais là aussi il faut continuer l’effort.

Une réorganisation des services de l’Etat permettra également de lutter de façon radicale contre les fraudeurs … et donc de réduire la dépense publique.

Comment expliquer, par exemple, à mes salariés que pendant qu’ils travaillent, 10 000 personnes, rien que sur Paris, vivent indûment aux frais des ASSEDIC en fraudant... que de fausses sociétés se créent sans aucun contrôle, là aussi pour créer de faux chômeurs.

Tout le monde sait parfaitement que celui qui veut se débrouiller pour tirer profit, indûment, de l’assurance chômage, ne trouve pas beaucoup d’obstacles sur son passage.

La nouveauté tient de plus en plus au « caractère industriel » de cette fraude.

On estime à plus de 500 millions d’euros rien que la fraude à l’assurance chômage pour l’année 2006.

Là aussi, un fichier centralisé permettrait de faire cesser toutes ces pratiques.

Enfin, il serait grand temps de supprimer quelques échelons dans notre millefeuille administratif : état, région, département, circonscription, canton, communauté d’agglomération, communauté de communes, syndicat intercommunal, SIVOM, SIVU, syndicat mixte, commune …

Car chaque échelon, loin de générer des économies, crée des charges supplémentaires par addition des effectifs.

Il serait grand temps de faire le tri et de déterminer une fois pour toute les compétences de chacun afin, là aussi, d’en finir avec les doublons.