Lionel TARDY - Le candidat de la MAJORITE PRESIDENTIELLE

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Un effort supplémentaire est nécessaire

Notre système de retraite est géré historiquement par répartition.

Il repose donc sur la solidarité entre les générations : les actifs cotisent pour les retraités.

Ce mécanisme est menacé par 3 évolutions démographiques :

  • Le vieillissement de la population

  • L’arrivée en retraite à partir de 2006 de la génération du « papy boom »

  • L’augmentation de l’espérance de vie

Ces évolutions font diminuer le rapport entre le nombre d’actifs cotisants et le nombre de retraités percevant une pension : ce rapport qui était de 2,2 actifs pour 1 retraité en 2002, devrait passer à 1,5 actif pour 1 retraité en 2020 et enfin à 1,2 actif pour 1 retraité en 2040 ….

Pour faire face à cette situation, les gouvernements ont eu recours a deux leviers :

  • Allonger la durée de cotisation

  • Calculer la pension sur une période de salaires plus importante

Pour ma part, je pense que la réforme de l’Etat et la maîtrise des dépenses publiques serait un excellent levier pour améliorer fortement le niveau de pension de nos retraités, qui, pour la plupart vivent avec des niveaux de pension indécents.

Par contre pour ce qui est de la pérennité des régimes à long terme, il va falloir malheureusement cotiser plus longtemps.

Une des autres pistes est l’amélioration du taux d’emploi des séniors dans notre pays, qui reste un des plus faibles parmi les pays européens.

Il faut donc mettre en place rapidement une politique plus volontariste et cohérente en matière d’emploi des plus de 50 ans. 

Abaisser l’âge de la retraite de 65 à 60 ans dans les années 80, alors que tous les autres pays augmentaient la durée de cotisation, a été une erreur grave que nous payons aujourd’hui.

La dernière piste et à mon avis la plus importante est de baisser notre niveau de chômage.

Il faut pour cela aider les TPE/PME à créer davantage d’emplois.

Comment : en les laissant travailler, créer, investir, embaucher et en stoppant cette volonté de judiciarisation de notre économie qui nuit à la libération des énergies (contrat de travail ou la surprotection des uns a pour contrepartie directe l’exclusion et la précarité du plus grand nombre, règles administratives changeantes, incohérence des décisions ….)

Pour préserver nos retraites, il faut enrayer les échecs successifs des politiques de baisse du chômage.

L’hypothèse sous-jacente à tous les travaux sur l’avenir des retraites en France est que le taux de sans-emploi devrait retomber à … 4,5% de la population active.

Un vrai défi, alors que le chômage dit « structurel » tournerait aux alentours de 8%.

Faute de réformer les régimes de retraite, c’est aux rigidités du marché du travail et des systèmes d’enseignement et de formation qu’il faudra s’attaquer.

Avis aux futurs gouvernants : il conviendra de modifier quelques structures du pays pour préserver l’avenir de son système social.