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Sauvegarder notre système de santé

En 2000, l’OMS a désigné la France comme le pays faisant bénéficier ses habitants du meilleur système de santé : notre espérance de vie est parmi les plus élevées du monde, l’accès aux soins est généralisé et l’offre médicale est de qualité.

Ce résultat s’explique, entre autre, par l’importance des moyens mis en œuvre : en 2004, les dépenses de santé se sont élevées à 183 milliards d’euros, soit 2950 euros par habitant …

Face à l’accélération du vieillissement de la population, la question de la pérennité des moyens financiers de notre système de santé se pose dès maintenant.

Sauf à augmenter, comme toujours, les cotisations, ou à faire baisser durablement le nombre de chômeurs et donc augmenter le nombre de cotisants, il va falloir réellement que nous prenions tous conscience qu’il faut changer nos habitudes.

Il faut que chacun se prenne en main et évite les dépenses inutiles.

Notre système de santé doit profiter à ceux qui en ont réellement besoin et ne doit plus servir à payer des consultations « de confort ».

De même, il faut absolument abaisser notre consommation de médicaments, généraliser les médicaments génériques … et revoir les conditionnements. Combien de boîtes de médicaments sont jetées alors qu’elles sont encore à moitié pleines …

L’Etat doit tout mettre en œuvre pour lutter contre les excès, les gâchis, les abus et les fraudes.

C’est à cette seule condition que nous pourrons échapper à un système de santé à l’anglo-saxonne : un forfait élevé non remboursable applicable à tous les assurés sociaux, pour chaque acte. Je suis totalement opposé à un tel système de santé.

Au bord de la faillite, notre système de santé souffre de trop d’étatisme, du manque de responsabilisation des patients et de la trop faible collaboration entre le privé et le public, du manque de valorisation des professions de santé, en particulier des médecins libéraux, des infirmiers.

Il y a là aussi urgence à agir afin de préserver notre Sécurité Sociale.

Il faut agir sur sa gestion, qui bien que paritaire dans les textes est dans la réalité pilotée par l’Etat et télescopée par les guerres politiques.

Il faut agir sur son « trou » ensuite, tant décrié et jamais traité. Pas moins de 20 plans de sauvetage n’ont pas réussi à en venir à bout.

Plus grave, on nous ment sur son ampleur.

En 10 ans, quelques 90 milliards d’euros ont été purgés des comptes de la Sécurité sociale grâce au transfert de ses dettes à la Caisse d’amortissement de la dette sociale, créée en 1996 par Alain Juppé et utilisée par tous ses successeurs.