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Libérer les énergies

Beaucoup d’élus ont de grandes théories sur le travail …. alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise.

Je crois qu’il faut avoir été un jour patron d’une TPE pour savoir réellement quels sont les points bloquants à la création de plus d’emplois.

Il faut en premier lieu savoir qu’un patron de TPE/PME (rappel : les TPE/PME représentent 70% des emplois en France) a très souvent une vision humaniste de son entreprise : c’est son bébé et ses salariés sont un maillon indispensable. Il sait combien le turnover est source de conflit et de perte de compétence.

Il faut donc s’enlever de la tête qu’un patron de PME, lors de l’embauche d’un salarié, a déjà en tête son licenciement …

Il faut aussi s’enlever de l’esprit que le patron de PME est l’ennemi du salarié. Au contraire, ils doivent avoir une vision commune de l’évolution de l’entreprise.

Un patron de PME n’est ni un voyou, ni un salaud, ni un esclavagiste …

Il prend des risques, ne compte pas ses heures … il est un acteur indispensable de notre économie.

Il faut comprendre qu’un patron de PME n’est pas un juriste et ne dispose pas d’un DRH chargé d’éplucher toutes les règles fiscales et sociales pour son compte.

Il est seul au milieu d’un océan de paperasse, de règles et de lois de plus en plus contraignantes, alors qu’il ne demande qu’à créer, développer son activité, générer des emplois.

Il faut avoir en tête qu’une PME vaut autant, et même plus, par ses hommes que par son capital ou ses infrastructures. Pour beaucoup de chefs d’entreprise de PME, la valeur ajoutée, c’est l’homme.

Quel est le souci aujourd’hui ?

Notre pays, obsédé par le chômage de masse, persiste à tenir pour acquis social une organisation dualiste du marché du travail où la surprotection des uns a pour contrepartie directe l’exclusion et la précarité du plus grand nombre.

Quand comprendra-t’on enfin dans ce pays que la plupart des PME ont un carnet de commande inférieur à 30 jours et ne peuvent donc se projeter dans l’avenir, et donc embaucher, sans avoir la possibilité, en cas de besoin ou de revers, de pouvoir licencier.

Je rappelle que les patrons de PME ne sont pas des juristes et je trouve sidérant de rencontrer chaque jour des patrons qui, forts d’un procès aux prud’hommes perdu systématiquement sur la forme et non sur le fond, se refusent à toute nouvelle embauche.

Que d’emploi perdus et que de patrons frustrés qui se recroquevillent et font, du jour au lendemain, une croix sur tout développement et donc sur toute création d’emploi ?

Beaucoup de PME de 10 ou 12 salariés auraient pu passer à 18 ou 20 salariés, au profit de tous.

Chaque année le droit du travail se complexifie.

Plus le droit du travail est rigide, plus le nombre d’emplois se réduit, plus les patrons de PME hésitent à embaucher étant donné le coût prohibitif d’un licenciement.

Imaginez que vous n’ayez pas le droit de divorcer ou de mettre fin à un concubinage. Est-ce que vous vous marieriez ? Est-ce que vous choisiriez de vivre avec quelqu’un ?

Quand trouvera-t-on enfin des solutions aptes à libérer les énergies, à créer de l’emploi ?

Quand, enfin, les patrons de PME pourront-ils discuter sereinement de ce problème avec des syndicats ouverts et responsables, loin de toute idéologie, afin de générer des emplois pour tous au dépend de l’assistanat, en mettant en place un nouveau contrat de travail gagnant-gagnant ?

Ne dois-t’on pas considérer que la plus grande précarité est le non-emploi ?

« On considère toujours le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char » écrivait Winston Churchill.

Pourtant se sont des hommes qui, avant d’être partons d’une PME, ont été salariés eux aussi.

Mettre en place un corpus de règles propres aux PME permettrait de remédier à tous ces non dits.